Quand je suis allée voir ma banquière, ou devrais-je dire, ma conseillère en clientèle, faut s’adapter aux nouvelles dénominations, nous étions en février. Il faisait froid, il y avait du vent et peut-être même de la pluie. C’est marrant, depuis, rien n’a changé.

Quand je suis allée voir ma conseillère en clientèle en février dernier, donc, je lui ai demandé de revoir notre prêt immobilier, souscrit en 2008, et de faire baisser le taux d’intérêt. A l’époque, nous avions un taux de 4,65 % hors assurance, alors qu’aujourd’hui, les taux sont aux alentours de 3 %.

Elle m’avait demandé si le but était de diminuer la durée du prêt et donc diminuer le coût total, mais je lui avais dit que diminuer la durée ne nous intéressait pas, dans la mesure où nous allions mettre en vente notre maison dans les mois à venir.

Elle n’avait alors pas vraiment compris ma démarche et je m’étais donc engagée dans de grandes explications selon lesquelles une maison mise en vente était loin d’être une maison vendue. Si dans un an nous serions au même point, alors autant payer moins cher d’échéance.

Elle était d’accord avec mon raisonnement et avait déjà enclenché la demande de baisse du taux, à laquelle elle avait demandé une baisse voire une annulation des frais de dossier.

Faut dire que je suis dans cette banque depuis ma plus tendre enfance, et que je n’ai jamais eu de soucis particuliers pour payer mes factures. Je suis une cliente de la catégorie discrète.

 

Fin avril, nous recevions enfin l’avenant à l’offre de prêt. Le taux passait de 4,65 à … 3,75 % ! loin, loin, loin de leurs concurrents qui pratiquaient du 2,70 % !

Quant aux échéances, évidemment, ils ne les avaient pas bougées. Ils s’étaient contentés de diminuer la durée du prêt de … 6 mois.

Le bouquet final, ce fut à la lecture des frais de dossier : 1.000 euros !!!

 

J’ai donc passé un email à ma conseillère le 3 mai dernier, et depuis, aucune nouvelle.

 

Entre temps, j’ai mis ma maison à vendre. J’ai hâte de signer mon acte de vente un de ces jours, de rembourser mon prêt et de dire enfin Adieu à ma banque.

 

Parce qu’on n’est pas (im)populaire sans raison. (voilà, vous avez trouvé de quelle banque je vous parle !)

 

Nan mais oh, faut arrêter de prendre les gens pour des jambons.