Pour les fans de la série Friends, je suis certaine que vous êtes déjà en train de chanter la chanson du voisin de Joey et Chandler…

 

Le 10 décembre 2011 marquait la naissance de ma deuxième petite nenette, et le début de nuits difficiles.

La petite nous avait fait croire qu’elle serait très vite sympa, en faisant ses nuits 15 jours durant, 15 jours avant ma reprise au travail, soit à l’âge de 2 mois et demi.

Au début, cela m’avait beaucoup inquiétée car j’allaitais exclusivement ma fille, et il était hors de question que cela change au moins jusqu’à ses 6 mois. Faire ses nuits si tôt pour un bébé, c’est souvent le signe d’un allaitement qui foire vite.

Mais la petite n’avait pas dit son dernier mot !

Et c’est à partir de la semaine de ma reprise que tout s’est compliqué : 1, 2, 3, 4, 5 réveils chaque nuit ! la laisser pleurer ? impossible, elle HURLAIT.

Les premiers mois, j’ai géré cette fatigue due au manque de sommeil ; je ne sais toujours pas où j’ai pu puiser cette énergie, mais toujours est-il que je n’ai pas eu un seul retard au bureau, pas une seule panne de réveil. Parfois, je m’impressionne toute seule.

Les mois ont passé, les réveils nocturnes n’ont pas diminué, et la première bougie de ma deuxième a été soufflée.

Mon teint blafard et mes cernes noires inquiétaient mon médecin, mon entourage, mais j’étais toujours debout, fidèle à mon poste.

Jusqu’à ce matin où mon patron est venu me voir à 9 heures, pour me donner les instructions de la semaine. Il m’expliquait certains dossiers, me donnait l’ordre de faire tel et tel courrier, appeler telle ou telle personne, mais sa voix me semblait bien lointaine et je ne l’écoutais qu’à demi-mot.

Il est sorti de mon bureau et j’ai regardé cette pile de dossiers, avec désespoir : j’étais incapable de savoir ce que je devais faire. Je n’avais rien entendu de ce que mon patron m’avait dit, trop épuisée pour me concentrer.

Là, je me suis dit qu’il était vraiment temps de dormir, sinon ma place au bureau en pâtirait, en plus de ma vie de famille. Et non, il ne faut pas se voiler la face : une maman qui est réveillée 5 fois par nuit et qui travaille 8 heures le lendemain, n’est plus une maman patiente, compréhensive et douce. Au contraire ! je suis devenue une maman énervée, qui ne supportait plus les pleurs, les bêtises, et qui, au lieu d’expliquer les choses à sa grande fille, passait son temps à lui hurler dessus. Je suis aussi devenue une conjointe fatiguée, impatiente, et absolument pas à l’écoute.

J’ai attendu avec impatience mes vacances de février, en me disant que j’allais enfin pouvoir souffler un peu, et surtout, me REPOSER, quitte à faire une sieste pendant celle des filles. Le vendredi soir annonçant le début de mes vacances est arrivé et, par je ne sais quel miracle, ma fille a dormi de 20h à 6 h le lendemain. Je n’ai pas voulu y croire tout de suite, me disant qu’épuisée, je n’avais rien dû entendre et que peut-être, par miracle aussi, Môssieur avait dû entendre sa fille hurler ? que nenni, la petite avait bel et bien dormi. Et cela s’est répété la nuit suivante, et encore la nuit suivante.

Je n’ai pas voulu crier victoire tout de suite, mais j’avoue que j’ai fondé beaucoup d’espoirs en cette petite et ses nuits complètes !

Ensuite, durant la vraie semaine de vacances, elle a dormi correctement un jour sur deux.

Depuis, moi aussi je dors. Ça faisait bien longtemps que je n’avais pas dormi plus de 3 heures d’affilée. Je suis en forme, de bonne humeur et suis contente d’aller me coucher car je sais que je vais dormir, ou, au pire, être réveillée une petite fois.

Ah oui parce que je ne vous ai pas précisé que depuis ma visite chez l’étiopathe en janvier dernier, les réveils nocturnes n’ont plus été de 5 mais d’1 seul… mais ça je vous le conterai plus tard.

Du coup, après une bonne nuit, je peux chanter « le matin est là, le matin est là », tel Joey ; parce qu’avant, je peux vous l’assurer, j’étais plutôt du genre Rachel ! Allez, cliquez donc sur ce lien pour revoir les passages cultes de cet épisode : LA !