Avant de mettre au monde Nunette, j’avais beaucoup entendu parler de la bronchiolite et des séances de kinésithérapie respiratoire qui en découlent. Comme tout le monde, j’avais vu quelques reportages à la télé, montrant ces pauvres bébés hurlant sous les mains du professionnel. 

Notre Première n’a jamais vraiment été malade ; au plus a-t-elle eu une rhinopharyngite, une conjonctivite et un début d’otite, mais rien de plus depuis sa naissance il y a bientôt 3 ans. Je me disais alors, bêtement, que les bronchiolites n’arrivaient pas sans prévenir, elles étaient sûrement dues au fait que les parents ne prenaient pas assez de temps pour moucher régulièrement leur enfant, afin d’éviter ce virus.

Avant je pensais cela, mais ça, c’était avant.

Avant d’avoir notre Nunette, élevée dans le même environnement que notre Première, buvant le même lait (maternel, donc immunisée de la même façon), gardée dans la même crèche, faisant ses trajets dans la même voiture (oui je vais un peu loin, là !) et portant les mêmes couches, et les mêmes vêtements, nous ne connaissions pas réellement les maladies.

Nunette était souvent enrhumée au début de sa petite vie, alors je passais mon temps à tenter de lui dégager les voies respiratoires : sérum physiologique pour la moucher avant et entre chaque repas, huiles essentielles sur le thorax et dans le dos avant de la coucher, plan incliné pour dormir, bol d’eau sur le radiateur, bonnet bien collé aux oreilles en cas de sortie, manteau fermé jusqu’au nez et j’en passe.

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Alors, où avons-nous manqué quelque chose ?

En avril 2011, la première otite est arrivée ; s’en est suivie 14 séances de kinésithérapie respiratoire pour cause de bronchiolite.

Le kiné nous avait un peu rassurés en nous expliquant que généralement, les enfants ne faisaient qu’une seule bronchiolite par année. Notre médecin traitant nous avait également dit que vers l’âge de 10 mois, les enfants savent bien tousser, et il est rare que les bronchiolites soient carabinées du fait que la toux laisse s’échapper quelques glaires.

Mais c’était sans compter sur Nunette qui a chopé pas mal de cochonneries :

- février 2012 : conjonctivite due à une rhinopharyngite

- mars 2012 : rhinopharyngite

- avril 2012 : otite à l’oreille gauche et bronchiolite.

- septembre 2012 : 2 otites bilatérales

- octobre 2012 : 2 otites bilatérales et bronchiolite

- novembre 2012 : otite bilatérale et nouvelle bronchiolite.

 

L’hiver ne s’est pas encore installé, et si le temps continue à être humide jusqu’en avril, je vous laisse imaginer nos craintes quant à la santé de notre Nunette.

Allons-nous devoir assister à moult séances de kiné ?

Allons-nous vider des centaines de pipettes de sérum physiologique ?

 

Le premier qui me dit qu’allaiter son enfant lui offre des tas d’anticorps l’empêchant de tomber malade, je l’étrangle.

Je le croyais à fond, AVANT, mais plus maintenant.

Mon ostéopathe a voulu me réconforter en me disant que ce n’était pas ma faute, et que je faisais bien de continuer à l’allaiter, sinon « vous imaginez »… Il m’a fait une petite préparation à base de plantes, sensé booster son immunité ; ajoutez à cela des pro biotiques pour restaurer sa flore intestinale, qu’elle prend depuis septembre, et obtenez une santé de plus en plus fragile.

 

On ne sait plus quoi faire.

Et le papa en a plus qu’assez de voir son bébé se faire sortir ses glaires sous les mains expertes du kiné, hurlant et regardant son père, dans l’espoir qu’il la délivre le plus rapidement possible.