Lundi 5 mars 2012, j’ai repris le chemin du bureau.

Lundi 5 mars 2012, j’ai retrouvé mes collègues, mon bureau, mon patron ….

Tout s’est bien passé, l’accueil a été sympathique, cordial, mais mon patron n’a pas manqué de me dire que mon congé maternité l’avait mis en retard dans le traitement des dossiers (t’avais qu’à me remplacer mon grand !), et qu’il ne fallait pas que je m’en fasse, du travail, j’en aurai.

Lundi 5 mars 2012, j’ai retrouvé mes piles, que dis-je, mes montagnes de dossiers qui m’attendaient sagement.

Lundi 5 mars 2012, j’ai retrouvé ¼ de mon matériel de bureau ; il a donc fallu que je cours après ma paire de ciseaux, mes stylos, mon scotch, mon tampon encreur… et la boîte de mouchoirs que j’avais laissée en partant était garnie d’un dernier mouchoir. Vraiment histoire de ne pas jeter la boîte !

Lundi 5 mars 2012, j’ai aussi retrouvé ma patronne ; je vous ai déjà parlé d’elle ? c’est un spécimen rare dans la grande famille des notaires. Elle seule pourra vous dire comment elle a obtenu son diplôme.

Mercredi 7 mars 2012, ma patronne m’a prouvée qu’une fois de plus, elle excellait dans la catégorie « je ne sais pas grand’chose mais j’me la pète quand même », car après lui avoir prouvé par A + B, Code civil à l’appui (article 1011), qu’un légataire à titre universel devait demander la délivrance de son legs aux autres héritiers, elle m’a dit d’un ton que je qualifierai de moqueur : « Mais vous savez, il faut arrêter de lire le Code civil, c’est pas toujours vrai ce qui est écrit dedans ».

Si Napoléon entendait ça, inutile de préciser qu'il se retournerait dans sa tombe...

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